Err

DU REEL AU MODELE, TOUT SIMPLEMENT !

Teignmouth Electron

(Code: G07)

Information complémentaire
Teignmouth Electron
Pour un professionnel, s’engager dans une course au large, c’est bien souvent « être à la limite » ; en 1968, la course du Golden Globe, tour du monde sans escale et sans assistance, n’échappait pas à la règle, mais cette limite, frontière entre peur et panique, rêve et folie, vie et mort, l’amateur Donald Crowhurst, sur son trimaran, l’avait franchie dès son départ le 31 octobre 1968. L’architecte Arthur Piver avait conçu un bateau gréé en ketch, très lourd, très large et peu toilé, certes très stable mais trop lent et défaut majeur pour cette course, trop fragile car construit en contreplaqué. Parvenu dans l’Atlantique Sud au large de l’Argentine alors qu’il envoyait déjà des fausses positions, Crowhurst constate une voie d’eau : il faut réparer, faire escale…et être disqualifié. C’est le début de la tragédie ; dans ce petit port, personne ne le connait, personne n’a entendu parler de la course… Son bateau réparé, Crowhurst reprend la mer, mais terrorisé, n’ose pas descendre plus au Sud pour doubler Bonne Espérance. Il tourne en rond dans l’Atlantique, envoie encore et encore d’imaginaires positions le plaçant en tête de la course. C’est à présent un illuminé cloîtré dans son bateau : ses écrits en témoignent, la mort est la seule issue. Son journal de bord s’arrête le 1er juillet1969. Dix jours plus tard, un cargo va croiser la route du petit trimaran : coups de sirène, signaux lumineux, aucune réponse. Les marins envoyés à bord ne trouvent personne. Un grand désordre règne dans la cabine et les journaux de bord dont celui imaginaire de l’infortuné Crowhurst, révèlent toute la détresse de cet homme. Ce sont des pages terribles à lire, écrites par un être au bout de son rouleau qui, pour sauver son âme et son honneur d’homme, finira par se jeter à la mer.

Plan cliquer ici
 
  •  
  • Réalisation du site
  •